Vous n’etes pas seuls ! (2)

La question soulevée interroge nos croyances. Pourquoi ? D’où naissent-elles ? La réponse mêle certainement de très nombreuses influences. En ce qui me concerne, l’influence parentale appuyée par l’éducation de l’Ecole (et sa pensée cartésienne) ont forgé un esprit définit comme athéiste (doctrine qui nie l’existence de Dieu, Larousse).

Approfondissons. Le monde des athées pourrait se diviser en deux sous-groupes :

  • les esprits cartésiens dont la perception de la vie est basée sur les connaissances scientifiques actuelles.
  • les esprits spirituels qui supposent une réalité non-sensible.

Ces derniers m’interpellent. Ils se disent croire « en quelque chose » : l’existence d’un avant et d’un après la vie biologique, la présence d’un principe unificateur auquel on retournerait, ou encore l’immuabilité d’une destinée qui régierait les grands axes (voir même les petits événements) de notre vie.

Or, ces croyances restent majoritairement floues, construites de manière éparse et ne font pas l’objet de rituels collectifs. Des lors, les représentations des « spirituels » ne peuvent être que personnelles, en opposition aux croyances religieuses qui sont partagées à grande échelle. L’influence d’entités collectives telles que l’Ecole ou la Société sur les croyances des spirituels est réduite. La sphère privée, au contraire, est la principale source d’influence : les membres du cercle privé d’une part, mais également l’expérience de vie. Les rencontres ou situations vécues peuvent jouer un rôle important dans la naissance de la spiritualité. Cependant, avant le passage à l’age adulte, n’oublions pas que celles-ci sont partiellement prédéfinies par l’environnement familial. A l’opposé, dans les croyances religieuses, l’influence de l’expérience privée diminue face à la présence d’entités collectives (organisations religieuses, Société, Ecole).

En résumé (et de mon point de vue), les croyances se forgent sous une multitude d’influences, notamment l’environnement familial. Lorsque la croyance se retrouve dans une entité collective (comme c’est le cas pour les religions ou la pensée athéiste cartésienne), l’influence de cette dernière est prédominante tandis que lorsqu’elle ne se traduit pas collectivement, une croyance peut être davantage formée par des expériences de vie personnelle.

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