A la recherche du son perdu…

Le projet est actuellement en train de travailler sur le produit final du projet : un webdocumentaire interactif. Outre les aspects techniques rébarbatifs d’hébergements, de noms de domaine ou de modules compatibles, il faut s’atteler à des revisionnages complets ou plus minutieux de chaque interview collectée : un retour passionnant sur le travail déjà réalisé !

Parallèlement, le projet recherche des sons, des musiques, des textes en liaison avec le thème pour renforcer la construction du webdocumentaire : LIFE meaning a besoin de vous !

N’hésitez donc pas à partager des chansons, des articles de presse, des citations… étant en lien, de près ou de loin avec les thématiques du projet ! Laissez-les en commentaires.

Remise à neuf !

Comme toute bonne chose, la campagne de collecte d’interviews à Bornéo a pris fin. Un bilan est bientôt à paraître sur le site. Au retour, le projet a été mis entre parenthèses une quinzaine de jours pour se confronter au marché du travail et préparer la suite : le projet LIFE est une période exceptionnelle mais elle se terminera un jour ! Fin septembre commencera pour moi une période de 3 ans que l’on appelle la thèse : il s’agira d’épurer le biogaz issu des unités de méthanisation. Tout un programme !

Ce petit post simplement pour vous signaler que les deux prochaines semaines verront une mise à jour du site pour proposer une interface plus agréable mais également pour préparer la finalisation du projet. A ce jour, le projet s’oriente vers un web-documentaire interactif : c’est le moment pour vous de faire partager vos commentaires à propos de ce que vous souhaiteriez voir apparaître sur le site !

Dominique, regard vers le futur

Dominique commence par un discours au pupitre, en extérieur, pour avertir les visiteurs sur les mesures de sécurité avant de les laisser pénétrer vers la plate-forme principale d’alimentation. Il travaille au centre de réhabilitation depuis plus de 20 ans. Il participe ainsi à la sauvegarde des orangs-outangs et plus largement à celle de la biodiversité de la forêt tropicale. Il précise que le centre vise la réintroduction de ces peluches orange en milieu sauvage. Mais cela implique un programme plus global de préservation de l’habitat, de l’écosystème et ainsi de leur nourriture potentielle. Les acrobates eux-mêmes ont leur rôle à jouer en ingérant, puis en rejetant les graines de fruits qui deviendront de nouveaux arbres : ils participent pleinement au fonctionnement de l’écosystème.

 

Apres lui avoir expliqué l’objectif du projet, Dominique nous accorde quelques instants tout en renvoyant les visiteurs vers l’entrée du parc. Il nous explique patiemment les trois principales responsabilités qui lui incombent :

–         la maintenance du parc et des ses installations.

–         La conservation des orangs-outangs et leur bon développement en vue de leur réintégration.

–         L’accueil des visiteurs, leur sécurité et leur satisfaction.

 

Son travail bénéficie bien sur au gouvernement du Sarawak, mais également, et il en est très fier, à l’ensemble des communautés locales qui tirent profit des retombées du tourisme.

Notre travail a également une visée éducative : nous sensibilisons les populations des l’enfance par des animations ou par la diffusion de posters.

Il est extrêmement heureux de sa mission et il mesure l’importance qu’elle revêt à ses yeux ! Pour que ses arrière-arrière-arrière petits-fils puissent eux aussi admirer l’agilité, la grâce et le regard paisible d’un orang-outang ailleurs que dans un album photo.

 

Dominique n’a pas mentionné d’autres raisons pour lesquelles conserver la biodiversité. Néanmoins, son regard, ses réponses pédagogiques me laisse penser qu’il aurait pu nous en dire plus. La conservation des écosystèmes permet entre autres :

–         de sauvegarder des biens et des services offerts par la biodiversité (filtration des eaux, apport de nourriture, espaces récréatifs …).

–         de disposer de nouvelles pistes de recherche pour la médecine.

–         de se protéger nous-mêmes en tant qu’espèce, l’être humain étant inclus dans l’écosystème en question.

 

Ainsi, loin de ses considérations personnelles, Dominique se projette des années dans le futur pour trouver les bénéficiaires directs de son travail. Original, n’est-ce pas ?

Quel est cet étrange état ? (1)

Un état dans lequel vous êtes libéré de vos émotions. Vous êtes détaché de tout, vous observez avec sourire les péripéties de votre vie, vos désirs se sont tus : vous savez attendre et vous n’attendez rien. Vous êtes en connexion avec le divin et là est bien l’essentiel ! Les plaisirs des sens vous semblent bien fades en comparaison, et vous avez appris à les éteindre.

Vous savez cependant vous réjouir et vous émerveiller de chaque chose de ce monde, de chaque élément qui témoigne de votre relation suprasensorielle. Vous êtes rempli de compassion et d’amour. Vous êtes illuminé.

« La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance »

Maitre Yoda à Anakin Skywalker dans La Menace Fantôme – Star Wars Episode 1.

Et si Yoda était le maitre yogi le plus célèbre de tous les temps ?

Même dans l’univers du cinéma hollywoodien, on parle de cet état ! Les chevaliers Jedi s’apparentent bel et bien à des Ma ‘Atmâ : ils évoluent dans cet état permanent d’hyperconscience. Enlevez les sabres lasers, les vaisseaux spatiaux, cet univers ultra-technologique, et vous verrez des humains illuminés.

Un enseignement bien similaire au yoga.

« La Force est une sorte de fluide créé par tout être vivant, une énergie qui nous entoure et nous pénètre, et qui maintient la galaxie en un tout unique. »

Obi-Wan à Luke Skywalker dans Un Nouvel Espoir – Star Wars Episode IV.

Cette même forme d’interconnexion décrite par John. Ne vous êtes-vous jamais attardé un instant à percevoir l’existence d’un arbre ? Vous vous sentez simplement apaisé, serein, et cet intense sentiment de plénitude vous donne l’impression que vos capacités sont décuplées. Vous sentez la Force affluer en vous !

La voie vers la maitrise de la Force est longue et pleine d’obstacles. Tout comme la voie du yoga.

Le padawan (ou l’apprenti yogi) doit apprendre le détachement. Les possessions sont interdites, le désir des choses matérielles doit être apprivoisé pour disparaitre. Tout aussi bien que l’attachement affectif qui apparait comme une étape difficile. Trop difficile pour Anakin Skywalker qui s’engagera dans la voie du côté obscur de la Force après la perte de sa femme.

“La mort est un élément naturel de la vie, réjouis-toi pour tous ceux autour de toi qui retournent à la Force. Ni les pleurer ni les regretter tu ne dois. L’attachement mène à la jalousie, à l’ombre de la convoitise il grandit. Exerce ta volonté à renoncer à tout ce que tu redoutes de perdre un jour.”

Maitre Yoda dans La Revanche des Siths – Star Wars Episode III.

Le don de soi fait partie du chemin. Pour certaines personnes, le simple fait “d’être” fait partie intégrante du don de soi : leur rayonnement donne à chacun une chance d’évolution. Le don de soi signifie aussi aimer également chacun d’entre nous pour lui apporter justement ce dont il a besoin.

Enfin, la concentration dans le moment présent. L’étape où vous acceptez l’état de votre passé sans regret et où votre futur reste sans attente. Cette concentration mène à un état d’hyperconscience dans lequel votre pensée est claire, votre raisonnement est direct, vos sens sont hypersensibles. Certains le cultivent par la pratique de la méditation. Luke y trouvera une des étapes clés de son apprentissage, perdu dans la jungle face aux enseignements de Maitre Yoda, lorsque celui-ci lui demandera de sortir du marais la carcasse du vaisseau X-Wing.

Luke : Oh non le vaisseau, nous ne pourrons plus le récupérer.

Yoda : Quelle certitude as-tu ? Avec toi, rien n’est jamais possible. N’écoutes-tu pas ce que je te dis ?

Luke : Maître, faire bouger des pierres c’est une chose, mais ça, c’est totalement différent.

Yoda : Non, pas différent, juste différent dans ton esprit. Tu dois désapprendre tout ce que tu as appris.

Luke : Très bien, je vais essayer.

Yoda : Non, n’essaie pas. Fais-le. Ou ne le fais pas. Mais il n’y a pas d’essai.

Luke se résigne à le faire, s’approche de la berge et lève la main pour faire appel à la Force et remonter le chasseur. Devant les yeux de Yoda, qui veut y croire, l’appareil bouge, commence à remonter à la surface mais redescend aussitôt. Le vieux Maître sait qu’il a là sa chance de mettre Luke devant son plus gros problème.

Luke : Je n’y arrive pas, c’est bien trop gros.

Yoda: La taille importe peu. Regarde-moi… Est-ce par ma taille que tu peux me juger ? Hmm ? Eh bien, tu ne le dois pas, car mon alliée est la Force. Et c’est, des alliées, la plus puissante. La vie l’a créée, la fait grandir, son énergie nous entoure et nous relie. Nous sommes des êtres illuminés, pas une simple matière brute, tu dois sentir la force autour de toi. Ici. Entre toi, moi, l’arbre la roche, partout, oui, oui, elle est même entre le sol et le vaisseau…

Luke : Tu veux l’impossible…

Alors qu’il part dans son coin, Yoda se retourne simplement vers le lieu du crash. Il ferme les yeux et tend le bras. Alors que R2-D2 s’affole devant une situation à l’encontre de toutes les lois de la physique connue, Luke vient voir ce que fait Maître Yoda. Le vieux Jedi est tout simplement en train de sortir le X-Wing du marais par l’aide de la Force. Sans aucune difficulté, il vient déposer l’appareil sur la berge.

Luke : J’arrive… J’arrive pas à y croire.

Yoda : Voilà pourquoi tu échoues.

 

La démonstration du maitre est directe et puissante.

Si ce charabia vous parait dénué de sens, à des années-lumière de votre galaxie, j’éveillerais simplement votre curiosité en mentionnant que certaines personnes ont rencontré un état similaire, plus près de vous, aux portes de la mort.

A suivre…

Retour sur le dernier mois

Le site du projet est resté quelque peu inactif ces derniers temps. Je souhaite m’en excuser et revenir sur ces dernières semaines. Après l’Inde, l’arrivée tout d’abord au Brunei, puis en Malaisie, a changé radicalement les interactions avec les locaux. Dans les villes, les personnes se déplacent avant tout en voiture ce qui rend les contacts moins aisés ! En outre, vivre dans la rue ne fait pas partie intégrante de la culture où l’on préfère rester au sein du cocon familial. Pour couronner le tout, les habitants sont plutôt discrets et timides. Ainsi, le projet a du subir un nombre de refus assez conséquent !

Cela faisait partie des risques inhérents au projet. Il y a eu quelques moments de doute et seulement 2 interviews vidéos et 1 audio ont pu être collectés. Le temps passé a la recherche d’interviewés s’est multiplié et l’animation du blog s’en est trouvé délaissée.

Enfin, l’accès Internet a été également assez restreint. Un article dont la source se trouve quelque part au milieu du mois de mars est à paraître.

Premier bilan partiel du projet

Alors que le projet quittera bientôt l’Inde pour s’envoler vers la Malaisie, il est l’heure de faire un premier bilan ! A ce jour, 21 interviews ont été collectées :

  • 18 interviews vidéo.
  • 3 interviews audio.

Le projet avance de manière satisfaisante. Tout ne peut pas être partagé à distance : priorité à la collecte d’interviews plutôt qu’à l’écriture, et il est parfois difficile de mener des recherches complémentaires sur Internet. Mais rassurez-vous, toutes les réflexions se retrouveront dans le résultat du projet !

Merci de continuer à faire vivre ce projet autour de vous !

De la pratique du yoga (2)

Revenons à la pratique du yoga. John le vit à la manière d’une religion. Mais sans Dieu tout-puissant. Dieu, c’est plutôt un mot pour désigner un principe. Il aime le côté pragmatique du yoga. Pas de dogme : Dieu est là, partout, dans chaque chose, à chaque instant. Chacun y est plus ou moins sensible et fait l’expérience de Dieu à sa manière : il n’y a pas de rituels définis ou de punition divine qui flotte au-dessus des têtes.

John me met en garde contre le yoga « gymnastique » comme il l’appelle ! C’est du yoga bien sur, mais ces exercices corporels ne représentent qu’une partie des enseignements. Je comprendrai pus tard qu’il fait référence aux Yoga Sutras de Patanjali, le livre fondateur du yoga. A l’origine, huit membres divisent la pratique de l’astanga yoga (asta se traduit par huit et anga par membre) :

  1. yama : pratiquer les devoirs moraux élémentaires envers les autres comme envers soi-même (non violence, libre de peur, pureté de penser, intégrité etc…).

  2. niyama : se discipliner et se mesurer dans la pratique quotidienne (qualité de la vie individuelle, simplicité, purification, contentement etc…).

  3. āsana : se tenir tranquille de façon stable ; Patañjali ne parle à aucun moment de position particulière ni assis ni debout.

  4. prānāyāma : devenir conscient de la respiration ; Patañjali ne détaille aucun Prānāyāma, et ne parle jamais de contrôle du souffle.

  5. pratyāhāra : savoir séparer la perception sensorielle de l’objet perçu.

  6. dhāranā : concentration, garder l’esprit concentré, fixé sur un point.

  7. dhyāna : méditation profonde, fixer toute la saisie sensorielle au cœur de l’objet perçu.

  8. samādhi : contemplation profonde, percevoir les objets et événements hors de toute projection personnelle.

Source Wikipedia

Dinesh, lui, pratique uniquement la méditation et ce yoga « gymnastique ». C’est un choix comme d’autres jouent au cricket (penser a la finale de la Coupe du Monde ce soir : Inde – Sri Lanka !). Mais il est néanmoins conscient de la profondeur de l’enseignement yogi.